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Il croyait, néanmoins, que la famine était le symptome d’un malaise sous-jacent dans la production alimentaire. Et il savait qu’en Asie, des variétés de céréales à haut rendement combinées à l’usage de fertilisants avaient réussi à maitriser la famine chronique. Agissant rapidement, il contacta Norma Borlaug, le Prix Nobel de la Paix en 1970, pour savoir si les principes de la Révolution Verte étaient ou non applicables en Afrique. Le Dr Borlaug, un scientifique agricole largement considéré comme le père de la Révolution Verte au Pakistan et en Inde dans les années 1960, pris l’avis des ses collègues agricoles en Afrique et dans le reste du monde. Se basant sur ces discussions, il conclut que les produits de la recherche existante et l’information pourraient augmenter vivement la production alimentaire africaine, mais les technologies nouvelles n’atteignaient pas les petits producteurs qui produisaient la plupart de la nourriture africaine, et la faiblesse des systèmes de vulgarisation ne réussissaient pas à lier la recherche et les agriculteurs entre eux.
En 1985, la Nippon Foundation sponsorisa un atelier à Genève pour prouver les possibilités de doubler voire tripler les rendements des récoltes de céréales en Afrique. A partir de cette rencontre, un plan émergea contenant plusieurs projets visant à diffuser les technologies agricoles nouvelles aux petits agriculteurs. M. Sasakawa fut d’accord pour financer les projets pilotes et le Dr Borlaug pour diriger et sélectionner les principaux membres du personnel. En 1986, l’Association Sasakawa pour l’Afrique fut enregistrée à Genève en tant qu’organisation à but non lucratif et exemptée d’impots. Le siège social fut placé à Tokyo, au Japon, et financé par la Nippon Foundation. SG 2000 (le programme commun de SAA et de Global 2000, du Centre Carter) commença ses activités en 1986 au Ghana et au Soudan, puis se diffusant dans plus de 10 pays d’Afrique Sub-Saharienne, tout en développant les partenariats et les programmes agricoles.
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