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Mozambique (1995-2005)
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C'est le septième pays dans lequel le SG 2000 menait alors ses activités. Les objectifs étaient de faire connaître les technologies des cultures alimentaires modernes aux petits exploitants agricoles, d'augmenter la production et les revenus agricoles, et de renforcer les efforts de transfert de technologie du Ministère de l'agriculture.

Le projet SG 2000 Mozambique fut lancé en 1995. La guerre civile et la famine avaient causé un exode des agriculteurs, et au fil des ans les campagnes avaient été dévastées. La restauration du secteur agricole était une priorité urgente pour le gouvernement.

La première année, 40 parcelles de test de production (PTP) de maïs d'un demi-hectare furent plantées dans deux régions du pays. Les rendements moyens avoisinaient 4,3 t/ha. La saison suivante, 310 PTP de maïs et 21 PTP de riz furent établies dans quatre régions. Les rendements en maïs furent de 2,5 t/ha à 3,0 t/ha, en comparaison de 1,0 t/ha avec la méthode traditionnelle; et de 2,6 t/ha pour le riz, en comparaison de 0,75 t/ha avec la méthode traditionnelle.
Les parcelles de test de production s'étendirent par la suite à cinq régions du pays. En 1999, la récolte nationale de maïs fut la plus volumineuse jamais réalisée, et le maïs fut exporté vers les pays voisins.

Les efforts consacrés au développement d'un réseau de distributeurs d'intrants destiné aux agriculteurs progressèrent en partenariat avec d'autres ONG telles que le Citizens Network for Foreign Affairs. Le SG 2000 coopéra avec le Centre international pour le développement des engrais (IFDC) dans le but de promouvoir la croissance d'un secteur privé des engrais. Des dépositaires (petits détaillants) furent formés à la gestion commerciale, à la manipulation et au stockage des intrants. Les intrants nécessaires pour les programmes de démonstration furent fournis par l'intermédiaire de ces dépositaires.
La technologie du labour de conservation et l'utilisation des herbicides furent introduites chez les cultivateurs de maïs, et les cultures sans labour chez les cultivateurs de riz.

Le SG 2000 testa des variétés de maïs protéique de qualité (PQM) pour la culture locale. L'Obatanpa, variété QPM du Ghana, fut introduite par le programme national du maïs pour l'utilisation commerciale, sous le nom local de Sussuma. Un essai national de rendement en plusieurs endroits de plantes cultivées par l'INIA enregistra un rendement de 4,6 t/ha pour le Sussuma, en comparaison du rendement de 4,2 à 4,4 t/ha pour les trois variétés améliorées les plus cultivées.

Le programme de démonstration agricole 1998/99 fut considérablement étendu. Le nombre de parcelles de maïs augmenta jusqu'à 1.000, et celui des parcelles de riz jusqu'à 400. Il y avait 100 parcelles de haricots, et pour la première fois, 50 parcelles de démonstration pour le coton, qui est une culture commerciale importante pour de nombreux petits exploitants.
Le pays produisit une bonne récolte de maïs pendant cette saison, et exporta du maïs vers les pays voisins – principalement au Malawi. La communauté des donateurs reconnut aussi le bon potentiel agricole du pays.

Wayne Haag observa des développements positifs dans le secteur des engrais. Le projet IFDC/MAP/USAID et le programme KR-II du Japon promettaient de contribuer considérablement à développer ce secteur. L'industrie des engrais d'Afrique du Sud montra aussi un intérêt croissant pour le potentiel du Mozambique.

Le SG 2000 et ses organisations associées travaillèrent sur neuf cultures pendant la saison 1999/2000 – les plus populaires étant celles du maïs et du riz. "Le tournesol, le sésame et le pois cajan furent ajoutés au programme, à la demande de plusieurs ONG partenaires qui avaient réussi à promouvoir et à commercialiser ces cultures", commente Wayne Haag.

Au Mozambique, la production nationale de maïs passa de 452.000 tonnes en 1990 à 1,1 million de tonnes en 2000, malgré les graves inondations des zones de plaines lors des deux années précédentes. Toutefois, l'incapacité à offrir des incitations raisonnables aux producteurs reste un facteur majeur qui limite le développement agricole au Mozambique. Le gouvernement a reconnu que l'agriculture était le moteur principal de la croissance économique, et il a augmenté son budget de développement agricole de 3 à 6 pour cent depuis 1999.

Au total, 2.193 parcelles de démonstration furent plantées pendant la saison 2000/2001, le maïs étant la culture dominante sur 1.431 parcelles de démonstration. Des plans prévurent aussi l'établissement de 50 à 100 parcelles de démonstration pour le coton, 30 pour le soja, 45 pour les arachides et 10 pour les pommes de terre. Environ 300 parcelles de démonstration pour le tournesol et 100 pour les haricots furent aussi plantées. La plus grande partie des intrants destinés aux PTP qui étaient auparavant achetés par le SG 2000 étaient désormais achetés par le MADR par l'intermédiaire du PROAGRI – programme d'investissement agricole du secteur public.

L'instabilité du marché restait un obstacle majeur à l'adoption généralisée des technologies promues par le programme. "Le défi majeur à relever pour l'intensification agricole reste la consolidation du système de fourniture des intrants tout entier et l'établissement de prix raisonnables à la sortie".

Comme de nombreux pays d'Afrique méridionale, le Mozambique souffrit, en 2002, de l'insuffisance des précipitations. Somme toute cependant, moins de 5 pour cent de la population fut affectée. "On s'attend à obtenir un excédent de production dans de nombreuses parties des régions du nord et du centre du pays", commenta Haag. "La plus grande partie de cet excédent de production sera exportée vers le Malawi et le Zimbabwe qui connaissent un grand déficit alimentaire". "Des défis majeurs subsistent. Les intrants – glyphosate et pulvérisateurs – doivent être plus largement disponibles; des planteuses manuelles doivent être introduites, ainsi que des semoirs à traction animale pour le riz, et les techniques d'application d'herbicides doivent être améliorées".

La Phase I du projet s'acheva en 2002. "Les six premières années se sont révélées être un processus d'apprentissage intensif et stimulant", commente le coordinateur du projet SG 2000 Carlos Zandamela. L'achèvement de la Phase I fut approuvé par l'équipe d'évaluation externe, qui inspecta le pays en mars 2002. À la suite de réunions approfondies avec les acteurs économiques, dont des responsables gouvernementaux de haut rang, l'évaluation nota que le gouvernement du Mozambique désirait continuer le programme jusqu'à ce que son but soit atteint, et que les conditions du transfert effectif vers des acteurs purement nationaux avaient été créées.

Les priorités de la Phase II du programme SG Mozambique étaient d'obtenir de plus hauts rendements sur les parcelles de démonstration; de continuer à encourager les institutions financières commerciales et les fournisseurs d'intrants à accorder des crédits pour acquisition d'intrants aux agriculteurs ayant adopté les technologies recommandées; d'incorporer la technologie de labour de conservation dans l'ensemble de mesures standard pour les démonstrations de culture du maïs et du riz et de diffuser largement cette technologie vers les agents de vulgarisation agricole et les agriculteurs; et enfin de collaborer avec l'Instituto Nacional de Investigacion Agropecuaria (INIA) pour déterminer la réponse des cultures importantes (maïs et riz) aux différents engrais et aux différentes méthodes d'application de ceux-ci.

Le projet continua à promouvoir les parcelles de démonstration – maïs, dolique, arachides, riz, haricots, tournesol, millet, coton, tabac, soja, paprika, pommes de terre, sésame, ail et oignons – et de soutenir les activités du gouvernement.

Le projet au Mozambique prit fin en 2005, mais le pays figure toujours sur la liste des pays engagés dans les activités des programmes régionaux.